Depuis lundi, on peut acheter de la publicité dans ChatGPT en Belgique.

24 caractères de titre. 48 de description. Google Ads en autorise 30 et 90. 37 % des Belges de 16 ans et plus utilisent ChatGPT chaque mois. Environ...

Depuis lundi, on peut acheter de la publicité dans ChatGPT en Belgique.

Depuis lundi, on peut acheter de la publicité dans ChatGPT en Belgique. 1024 683 Jean-Marc Segati

24 caractères de titre. 48 de description. Google Ads en autorise 30 et 90.

37 % des Belges de 16 ans et plus utilisent ChatGPT chaque mois. Environ 3,4 millions de personnes. 56 % chez les moins de 35 ans.

Ce sont les chiffres que tout le monde relaye. Pour moi, le chiffre intéressant est ailleurs.

En août 2024, l’usage de ChatGPT se répartissait à peu près à parts égales entre professionnel et privé. En juin 2026, le non-professionnel dépasse 70 %. Et le premier cas d’usage n’est plus la rédaction — tombée de 42 % à 22 % — mais le conseil pratique, à 36 %.

ChatGPT n’est plus un outil de bureau. C’est devenu un conseiller personnel. Ça change la nature de l’inventaire, non ?

Sur Google, on interrompt une recherche. Sur les réseaux, une distraction. Là, on interrompt un conseil. Quelqu’un décrit sa situation, demande quoi faire, et une marque apparaît juste à côté de la réponse.

C’est la position la plus proche de la décision qu’une marque ait jamais pu acheter. C’est aussi la plus délicate à tenir — pour le public comme pour le régulateur européen.

Trois conséquences pratiques :

→ En 24 caractères, aucune direction artistique ne vous sauve. Ce qui gagne, c’est la clarté du positionnement. Les marques qui savent dire ce qu’elles font en cinq mots ont un avantage structurel. Les autres vont découvrir qu’elles ne le savaient pas.

→ La Belgique est dans la première vague, pour une fois. Pas dix-huit mois après les États-Unis, avec des enchères déjà tendues. La fenêtre d’apprentissage à coût faible est ouverte maintenant. Elle ne restera pas ouverte.

→ Les catégories qui vivent du conseil — assurance, finance, énergie, santé, voyage, immobilier — ont ici un terrain que le search classique leur donne moins bien.

Ce que je ferais : un test petit, cadré, avec un objectif d’apprentissage et pas de performance. Un budget qu’on peut se permettre de perdre. Une lecture honnête à trois mois. Ce n’est pas un pari sur OpenAI. C’est un constat : l’endroit où les gens posent leurs questions est en train de bouger.

Et le coût pour apprendre à y être ne sera jamais aussi bas qu’aujourd’hui.

#publicité #marketing #IA #Belgique

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