Le débat autour du clip « HelicopterAP Rocky illustre bien où on en est : dès sa sortie en janvier 2026, les réseaux se sont enflammés pour savoir si c’était généré par IA. L’artiste a dû démentir publiquement. Plusieurs fois.
Ce qui m’intéresse, ce n’est pas de trancher le débat, mais ce qu’il révèle : on ne distingue plus. Les visuels générés et les productions traditionnelles se confondent désormais au point qu’il faut des clarifications officielles.
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Ce que ça ouvre comme possibilités
→ Concrétiser des idées qui restaient dans les carnets – ces ambiances impossibles à filmer, ces univers trop chers à construire, ces concepts visuels qu’on abandonnait faute de moyens. On peut les réaliser, et personne ne verra la différence.
→ Créer par itération – tester plusieurs directions artistiques, affiner en cours de route, explorer sans avoir à tout verrouiller en pré-production. Plus de souplesse pour suivre l’intuition créative.
→ Réinventer les collaborations – les équipes se recomposent. Le studio qui a la vision, l’artiste qui porte l’identité, les créatifs qui sculptent l’univers. Chacun apporte son regard.
Questions pour les labels, agences et créatifs en Europe
Comment organiser ces façons de créer ? Quels budgets pour quels projets ? Comment construire des équipes qui maîtrisent à la fois l’exigence artistique et ces outils ?
Les studios indépendants expérimentent. Il y a de l’espace pour imaginer des formes différentes, des formats inédits. Et surtout, pour repousser les limites de ce qui est créativement possible.
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