Vous connaissez Guillermo Navarro ? Si vous avez vu Le Labyrinthe de Pan, vous avez vu son travail. Oscar de la photographie, trente ans aux côtés de Guillermo del Toro. Pas vraiment le profil du type qui bricole des pubs IA dans son garage.
Et pourtant. Cette semaine, il lance Kaitoi avec des ingénieurs passés par Industrial Light & Magic, Apple, Google et IBM. Une plateforme de production publicitaire par IA. Et j’adore ce qu’ils en font.
Leur promesse n’est pas « une pub en trois clics ». C’est plus malin que ça. Vous construisez un workflow une fois, et vous le rejouez à l’infini. Leur exemple : une chaîne régionale fabrique un spot de 20 secondes pour un concessionnaire auto. Le lendemain, même workflow, autre concessionnaire. On change la voiture, l’offre, la ville, le personnage. La structure créative et les règles de marque, elles, restent intouchées. Les décisions restent humaines. La machine fait tourner.
Pour qui ? Broadcasters, plateformes de streaming, retail media, marketplaces. Tous ceux qui ont des centaines d’annonceurs à servir et pas une agence pour chacun.
Voilà pourquoi ça me parle. Depuis trois ans, je répète que l’IA sert la création quand elle industrialise le savoir-faire, pas quand elle le remplace. Ici, un chef opérateur oscarisé dépose son œil dans un système reproductible. Ce n’est pas le craft qui recule. C’est le craft qui change d’échelle.
Et si c’était ça, la vraie démocratisation : pas de l’IA pour tout le monde, mais du talent pour tout le monde ?
Regardez ce qu’ils ont déjà produit. Mon préféré, une pub pour une marque de sneakers vintage qui n’existe pas : https://www.youtube.com/watch?v=CHjhrx-BQEI Et un spot pour une marque de sport fictive, dix amateurs dans dix lieux le même jour : https://www.youtube.com/watch?v=nkabPmkNz2I
Vous en pensez quoi ? Le craft à l’échelle, c’est une promesse ou une menace ?
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