Intéressante la dernière campagne de recrutement de Onepoint… Le cabinet emprunte les codes des applis de rencontre pour parler IA : on fait « matcher » les candidats avec des agents IA, comme on swipe un profil. MeetIAc, Adopt une IA — le vocabulaire est volontairement pop, et les agents prennent la forme de mascottes animées, chacune incarnant une compétence : data, code, génération de contenu, optimisation stratégique.
Ce qui me frappe, ce n’est pas le gimmick. C’est le dispositif derrière. Le cabinet s’appuie sur Neo, sa plateforme d’agents IA, qu’il met directement entre les mains des candidats. L’évaluation passe par un serious game — Enigmia — dont le scénario consiste à rétablir le dialogue avec des IA ayant développé leur propre langage. Conçu avec l’AI Office maison et une docteure en psychologie du travail, le jeu mesure d’un coup les compétences techniques, les soft skills et la compatibilité culturelle. La campagne ne met donc pas en scène une promesse abstraite : elle donne à voir l’environnement de travail tel qu’il existe déjà.
Trois choses la rendent efficace, à mon sens.
Elle parle un langage quotidien — apps, matching, messages — au lieu des images futuristes habituelles. Elle personnifie les IA, ce que peu de marques B2B osent encore. Et elle pose un message clair aux candidats : ici, on travaille avec ces agents, pas à côté d’eux.
La baseline résume bien l’équilibre recherché : nos agents ont la puissance, vous avez le talent. La complémentarité plutôt que le remplacement — et c’est cette nuance qui, pour moi, change tout dans la réception. Le pari est assumé jusque dans les chiffres : 1 200 recrutements visés en 2026, dont 800 en France, et 100 % des candidats évalués sur leur capacité à travailler avec l’IA.
Je la partage parce que c’est exactement le genre de cas utile à regarder : à étudier, à critiquer, probablement à copier.
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Source : jai-un-pote-dans-la.com