Je suis tombé sur une étude relayée par le Journal du Net qui m’a fait tiquer, et je voulais la partager parce qu’elle dit quelque chose d’assez contre-intuitif.
Des chercheurs de la New York University ont comparé des publicités selon leur mode de production. Résultat : une pub entièrement générée par IA peut être de l’ordre de 20 % plus efficace qu’une création humaine. Jusque-là, rien de scandaleux.
Sauf que dès qu’on précise dans la pub qu’elle a été faite avec de l’IA, la performance chute d’environ 31,5 %. Même image, même message, même tout — on change juste une ligne de transparence, et un tiers de l’efficacité s’évapore.
Le problème ne vient pas de l’outil. La même création marche très bien… jusqu’à ce qu’on lui colle l’étiquette « IA ». Le mot déclenche une méfiance avant même qu’on ait regardé le contenu. Dans la tête de pas mal de gens, « IA » est devenu synonyme de cheap, de fake, de truc bâclé qu’on scrolle sans y croire.
Du coup la vraie question n’est peut-être pas « faut-il utiliser l’IA ? » ni même « faut-il le dire ? » — la transparence va de toute façon devenir la norme. La question, c’est plutôt : qu’est-ce qu’on montre, exactement ? Parce que ce qui s’effondre dans cette étude, ce n’est pas la confiance dans une technologie, c’est la confiance dans ce que l’œil perçoit comme médiocre.
Et si c’est ça, alors le sujet redevient le même qu’avant l’IA : est-ce que l’idée est bonne, est-ce que c’est bien fait, est-ce que ça sonne juste. L’outil n’a jamais vendu à la place de l’intention.
Je n’ai pas de réponse toute faite. Mais je me dis que le jour où une pub sera assez forte pour que personne ne se demande comment elle a été produite, on aura réglé la question. Non ?
L’étude et l’analyse, si vous voulez creuser : Journal du Net.
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